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RADOUAN ZEGHIDOUR
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LXXV SIRENE DU BOUT DE LA NUIT
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Il y a un chant de Sirène qui pousse à l’exil dans la nuit.
D’Orphée plongeant pour Eurydice aux enfers, à Starvoguine errant au fil de ses démons, répondre à cet appel c’est voir des gouffres qui fleurissent à profusion.

Des nuits physiques aux nuits existentielles, l’abîme est suspendu aux lèvres des là où personne ne va, qui succombe, chute.
Et plus on tombe bas, et plus la lueur du moindre photon fera l’effet d’une illumination, de sorte qu’ici, l’intensité du salut se mesure à la profondeur de la perdition.


Hors du chemin, hors des lois, on s’aventure pour voir, pour savoir.

S’enfoncer dans le noir et se perdre au bout de la nuit, avec pour seule torche le désir de marcher au-delà, c’est voir dans le sillon de ses pas, timidement éclore, un Romantisme Caillera.







                           













                                          





























 
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